Aïe les vacances!

Publié le par Mlle Capucine

Enfin la rentrée!

Pour la plupart des patients en fin de vie, les vacances riment souvent avec monotonie ou maison de retraite estivale, où les occupations sont aide à la toilette, aide au repas et fauteuil roulant.

Pour ceux vers qui je suis allée et continue d'aller, vacances riment avec famille, grand repas de fête, petits enfants hurlant et gigotant dans tous les sens, ils retrouvent leur maison familiale à la campagne,c'est tout un programme festif et enivrant!
Je les retrouve rajeunis, pimpants, métamorphosés! Ah, c'est un vrai bol d'air pour moi, je suis ravie, je les ai quittés fatigués par l'hiver et les chaleurs du début d'été, et je les retrouve ragaillardis !
C'est le privilège de ceux qui ont la possibilité de rester au sein de leur maison et d'être pris en charge par leurs enfants.

Mais pour les autres?
Les vacances sont bien tristes pour ceux qui n'ont pas les moyens de partir,  tout juste de rester chez eux,  et qui échappent à l'admission d'office en long séjour.
C'est dur mais c'est vrai!
Chaque jour du premier mois d'été, je suis allée à la rencontre de personnes bien mornes et tristes, pour qui les vacances se sont résumées à attendre ma venue et celles de mes collègues pour les aider aux actes de la vie quotidienne.

Où sont les bénévoles en été? Où sont ceux qui se privent volontairement de quelques jours de fiesta estivale pour venir égayer la vie des aînés?
Je n'ai vu personne cet été dans les différentes résidences où j'ai pu aller.
Mea culpa! A part les salariés habituels qui tentent malgrés les charges de travail, et les collègues partis en vacances, de glisser par-ci par-là un jeu de mémoire, une sortie au parc ou un loto; tristes moyens du bord!

Ahhh mes Aïeux! Aïe mes Aïeux comme dirait l'Autre.

Publié dans Chronique sociale

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